La crise: une excuse universelle?
La tentation est forte par les temps qui courent d’accuser la crise (qui fut d’abord financière avant d’être économique) de tous les maux et justifier toutes sortes de décisions.
La crise justifie les suppressions de postes, les ventes au rabais d’entreprise, les demandes d’aide gouvernementale, les dépôts de bilan et quoi encore.
Même Barbie souffre de la crise:
Mattel : Barbie perd de son attrait avec la crise
En raison de la mauvaise période des fêtes, les revenus ont décliné de 11 % à 1,94 milliard. Les ventes de Barbie ont baissé de 21 % et les revenus tirés des petites voitures Hot Wheels ont diminué de 22 %.
La crise ne devrait pas être une excuse pour les modèles d’affaires qui sont boiteux, dépassés ou à réviser.
Comme le souligne Heri Rakotomalala dans son billet The Economic Crisis Sucks; What You Can Do About it sur le blogue Montreal Tech Watch.
Companies with broken business models or inadequate product lines will be the first to close doors (the New York Times, General Motors, Quebecor, Motorola, etc.), followed by their partners, suppliers, and other companies which have been sitting comfortably on legacy products and old processes.
Patrice-Guy Martin - 3 février 2009 - 1 commentaire »
| del.icio.us | Digg IT | Diigo | Google | StumbleIT | Yahoo! | Technorati |
Radar: ma revue de la semaine
Qu’est-ce qui a attiré mon attention cette semaine? Parmi toutes les sources d’information que je consulte (mon agrégateur de fils RSS contient plus de 100 sources…), l’échec de la transaction BCE-Teachers revient sans doute le plus souvent. Twitter fait aussi beaucoup parler de lui. Tout comme la situation économique qui semble se destiner vers une saison rude. Comme l’hiver.
BCE-Teachers
Évidemment, l’échec de la transaction Bell-Teachers aura occupé beaucoup de place dans l’actualité de l’industrie techno (et dans l’actualité économique en général). Vous n’avez qu’à faire une recherche dans Google Actualités pour vous en convaincre.
Fort dommage, en perspective, de voir ce qui est arrivé aux deux joueurs majeurs de l’industrie des télécoms canadiennes. Nortel et Bell. Deux entreprises toujours citées en exemple quand j’ai commencé à couvrir cette industrie, il y a 20 ans, par leurs innovations et leurs succès.
Aujourd’hui, on dirait deux entreprises qui ont manqué le bateau (celui du marché ouvert et concurrentiel – diront les critiques…) dans un marché qui est pourtant en ébullition.
Pendant que Nortel jongle avec l’idée d’aller en faillite, il faudra voir comment l’avenir de Bell se décline quand la poussière de cette transaction échouée sera retombée. Depuis plus d’un an, l’essentiel de la haute direction de l’organisation concentrait ses efforts sur cette transaction. Il sera temps de passer à autre chose.
Patrice-Guy Martin - 12 décembre 2008 - 1 commentaire »| del.icio.us | Digg IT | Diigo | Google | StumbleIT | Yahoo! | Technorati |