Indice du commerce électronique
Le Cefrio vient de publier les premiers résultats d’une nouvelle enquête qui vise à mesurer l’évolution et l’importance du commerce électronique en ligne, au Québec. On peut trouver plus de détails ici.
Ces données nous indiquent que si le commerce électronique en ligne a triplé depuis 2005, il n’en demeure pas moins qu’il réprésente toujours un petit 3% du commerce de détail total. Ce qui peut être trompeur en même temps puisqu’il est assez difficile de mesure le pré-magasinage…
Les données recueillies permettent de dresser le portrait robot de l’acheteur en ligne.
Portrait-robot du cyberconsommateur québécois:
• un homme : 20,5 % des hommes et seulement 12,4 % des femmes achètent sur Internet;
• jeune : 29,6 % des 18 à 24 ans le font, 26,7 % des 25 à 34 ans et 21 % des 35 à 44 ans;
• s’exprime dans une langue autre que le français : 22,7 %, versus 14,9 % pour le français;
• a une formation postsecondaire : 30,5 % universitaire, 26,2 % collégiale;
• a un revenu familial de 55 000 $ et plus : 28,5 %;
• habite une grande ville : Montréal 18,1 %, Québec 14,8 %;
• vit en famille : 23,1 % des ménages de 4 personnes et plus, 21 % des ménages de 3 personnes et plus.
Quels sont les produits-vedettes qui attirent les cyberconsommateurs?
Certains produits réussissent mieux que d’autres sur Internet. On se rappellera qu’au début du commerce électronique, c’était essentiellement des produits technologiques (ordinateurs, logiciels, etc.) qu’on achetait sur Internet.
« Les premiers acheteurs étaient des innovateurs, qui avaient une affection particulière pour les produits technologiques, ce qui explique que c’était ce type de produits qui se vendaient en premier chef, relate Jean-François Ouellet, de HEC Montréal. Mais maintenant, comme le commerce électronique se démocratise, l’intérêt pour les produits se diversifie, ce qui fait qu’on y trouve à peu près n’importe quoi. »
Cela étant dit, certains produits ont toujours de la difficulté à trouver preneurs sur Internet. « La demande pour les produits de nature plus expérientielle, comme les vêtements et les parfums, a un peu plus de difficulté à lever, note le professeur. Mais il y a des entreprises comme Mon Mannequin Virtuel, qui tend à se développer assez rapidement.
L’entreprise permet d’essayer en ligne des vêtements avec une représentation tridimensionnelle de soi. »
Le recours au commerce électronique permet, en outre, aux commerçants de proposer un catalogue de produits plus vaste que ce qu’ils peuvent offrir en magasin. « Les entreprises de briques et mortier ont peu d’intérêt à garder en stock un produit qui a peu de roulement, indique M. Ouellet. Mais maintenant, grâce à l’intégration des réseaux, l’inventaire est géré de manière plus efficace et cet inventaire est global. Si l’entreprise n’avait pas la possibilité de commander en ligne, il est fort probable qu’elle n’offrirait pas tous les produits qu’elle est maintenant capable d’offrir. »
Patrice-Guy Martin - 14 décembre 2007 -| del.icio.us | Digg IT | Furl | Google | magnolia | StumbleIT | Wink | Yahoo! | Technorati |
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Quels sont les sites webs de commerce électronique québécois qui génèrent le plus de revenu selon vous ?
Commentaire par PhilG — 6 octobre 2008 @ 16:56