Budget: des miettes pour l’industrie des TIC
Le budget fédéral déposé le 3 mars par le ministre des Finances Jim Flaherty n’a pas beaucoup à offrir pour l’industrie des technologies de l’information et des communications (TIC).
Le point principal qui touche l’industrie vise à augmenter la concurrence dans l’industrie des télécommunications en éliminant les restrictions encore applicables à la propriété étrangère des satellites canadiens.
Selon M. Flaherty, cela permettra aux entreprises canadiennes du secteur de profiter des capitaux et du savoir-faire étrangers et d’investir dans des technologies nouvelles et de pointe. «La suppression des restrictions permettra aussi aux entreprises canadiennes d’établir des relations stratégiques à l’échelle mondiale, et ainsi d’offrir toute la gamme de leurs services sur les marchés étrangers», dit-il.
Pour les consommateurs, il s’agit là d’une bonne nouvelle, puisque la facture des abonnements à la télévision par satellite, au téléphone sans-fil et à Internet devrait diminuer.
Toutefois, un problème demeure. Quelles sont les mesures pour augmenter la concurrence du côté de la câblodistribution? Même si les câblodistributeurs devront s’ajuster à toute baisse des prix chez leurs compétiteurs qui utilisent la technologie du satellite, reste que la concurrence risque d’être moins élevée de ce côté.
Des miettes
Jim Flaherty reconnaît que les petites et moyennes entreprises (PME) jouent un rôle crucial dans l’économie canadienne; elles représentent environ 98 % des entreprises au Canada et emploient plus de 5 millions de personnes, soit près de la moitié de la population active du secteur privé. Or, le gouvernement fédéral constate que les PME canadiennes qui créent des technologies et des produits novateurs «peinent souvent à trouver des acheteurs, en raison du risque élevé que représentent ces produits inéprouvés».
Ottawa entend donc créer un projet pilote de 40 millions de dollars sur deux ans pour faire la promotion d’un maximum de 20 projets de démonstration… Un investissement louable mais très timide qui ne reflète pas du tout le potentiel de croissance qui accompagne la sortie de récession.
Le budget de 2010 prévoit aussi 8 millions de dollars sur deux ans pour la prolongation du Programme de partenariats internationaux en science et technologie (PPIST), mis sur pied en 2005 afin de promouvoir la collaboration en recherche-développement avec des partenaires internationaux comme l’Inde, la Chine et le Brésil. Du saupoudrage…
Enfin, le gouvernement dit vouloir élaborer une stratégie relative à l’économie numérique «qui permettra au secteur des TIC de créer de nouveaux produits et services, d’accélérer l’adoption de technologies numériques et de contribuer à l’amélioration des pratiques de cyber-sécurité de l’industrie et des consommateurs». Aucun budget précis n’a été alloué de ce côté.
Des mesures pour toutes les entreprises qui bénéficieront à l’industrie des TIC
Par ailleurs, les entreprises du pays, incluant celles des TIC, suivront attentivement la Commission pour la réduction des tracasseries administratives. Les sociétés canadiennes investissent chaque année 30 milliards de dollars de ce côté, selon des chiffres de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).
L’industrie des TI bénéficiera quelque peu des 108 millions de dollars qui seront investis pour aider les jeunes travailleurs à acquérir des compétences et à obtenir des stages qui les aideront à trouver un emploi et pour appuyer les étudiants autochtones.
Ottawa injectera aussi 600 millions de dollars pour «aider à former et à attirer au Canada des personnes de talent, pour renforcer notre capacité d’effectuer de la recherche-développement de calibre mondial et pour améliorer la commercialisation des fruits de la recherche». Comme la pénurie de main-d’œuvre dans l’industrie des TIC ne date pas d’hier, elle devra en tirer le maximum.
dlalonde - 5 mars 2010 - Pas de commentaire »| del.icio.us | Digg IT | Diigo | Google | StumbleIT | Yahoo! | Technorati |
Loto-Québec, le poker en ligne et la chasse aux sorcières
Loto-Québec a décidé récemment de faire le grand saut dans le jeu en ligne avec un site Web qui sera prêt dès cet automne et permettra de jouer au poker et d’effectuer des paris sportifs. Cela qui a soulevé de vives inquiétudes tant du côté syndical que de divers organismes sociaux, qui y voient là un danger de faire grimper le nombre de joueurs pathologiques dans la province.
Au-delà des intérêts syndicaux qui veulent avant tout protéger les emplois dans les casinos de la province, il serait bon d’expliquer en quoi le jeu en ligne mis de l’avant par Loto-Québec fera plus de joueurs pathologiques que l’offre actuelle, déjà composée de plus de 2000 sites Internet.
Il n’est pas question ici de dénigrer le problème du jeu pathologique, qui touche environ 5,5% de tous les joueurs, selon l’Indice canadien du jeu excessif. Cette donnée commence toutefois à se faire vieille, puisque l’indice n’a pas été révisé depuis 2001.
Au Québec, une autre étude du centre de l’Institut national de la santé publique et baptisée Comportements de jeu et jeu pathologique selon le type de jeu au Québec en 2002 évalue qu’un peu plus de 2% de tous les joueurs sont à risque d’y développer une dépendance.
Les joueurs pathologiques peuvent tout perdre et même ruiner leurs proches ou hypothéquer l’avenir de leurs enfants. Mais là n’est pas la question.
Loto-Québec est loin d’être la seule dans le bateau et certaines entreprises bien présentes dans le jeu en ligne, comme Goldenpalace.com, vont déjà beaucoup plus loin en permettant à leurs membres de jouer au poker en tout temps sur plus de 400 modèles de téléphones portables.
D’autres provinces canadiennes et d’autres pays ont déjà autorisé le jeu en ligne. Pourquoi pas Loto-Québec? De plus, les adeptes du poker en ligne ont depuis longtemps leurs petites habitudes et il est loin d’être acquis qu’ils migreront tous instantanément sur le site Internet de la société d’État simplement parce qu’il existe.
Les Québécois perdent de plus en plus
Les dirigeants de la société d’État évaluent que les revenus annuels provenant du jeu en ligne au Québec sont évalués de façon conservatrice à 80 millions de dollars. Traduction libre: les Québécois devraient globalement perdre 80 millions de dollars en s’adonnant au poker ou à d’autres jeux de hasard en ligne cette année. Ce n’est pas une mince somme.
À travers le Canada, on parle d’une «industrie» qui franchira le milliard de dollars en 2011 et qui a connu une croissance annuelle moyenne de 30% entre 2003 et 2008, passant de 184 à 675 millions de dollars.
Dès 2012, le gouvernement du Québec estime d’ailleurs qu’il touchera un dividende de 50 millions de dollars versé par Loto-Québec en lien avec les activités en ligne de la société d’État.
Est-il préférable de laisser tous ces capitaux filer à l’étranger ou dans les coffres d’entreprises peu scrupuleuses?
À choisir, l’offre de Loto-Québec, même si elle ne constitue qu’une goutte d’eau dans l’océan et n’est pas parfaite, semble déjà une meilleure option.
dlalonde - 5 février 2010 - Pas de commentaire »| del.icio.us | Digg IT | Diigo | Google | StumbleIT | Yahoo! | Technorati |
Rumeur, vérité et information : une leçon du Web 2.0
Il y a quelques jours, une jeune artiste est décédée des suites d’une maladie. Son départ hâtif a attristé ses parents, ses amis et ses admirateurs.
Toutefois, la façon par laquelle cette nouvelle a été transmise dans Internet, tout comme les réactions d’une partie impliquée, ont de quoi laisser songeur. Dans un réseau de microbloguage populaire, des internautes ont évoqué le possible décès de l’artiste, en faisant état de la tristesse qui affectait des proches de la personne. Rapidement, ces messages ont été réacheminés par d’autres personnes dans leurs propres cercles sociaux. La nouvelle, à l’origine, aurait été évoquée sur un réseau social très populaire, avant d’être reprise dans des blogues sur la Toile.
Or, la maison de disques qui représentait l’artiste, dans son compte de microbloguage, a diffusé un message qui implorait les internautes de cesser cette rumeur, en affirmant que l’artiste « se portait bien »… Mais quelques jours plus tard, le décès de l’artiste était confirmé. Peu après, le « micromessage » demandant de cesser la rumeur était retiré du microblogue de la maison de disques.
Quelques jours plus tard, dans une entrevue accordée à un quotidien, un porte-parole de la maison de disques a fourni des raisons expliquant la réaction de son entreprise sur la Toile. Une difficulté d’obtention de l’information ainsi que des demandes de négation et de non-réaction en provenance de la famille de la défunte auraient influencé la réaction de l’éditeur dans ses communications sur Internet.
Toutefois, la dernière citation rapportée dans l’entrevue illustre bien la difficulté à laquelle sont confrontées plusieurs organisations : la maison de disques « ne savait pas trop comment s’y prendre » face au phénomène relativement nouveau que constitue le réseautage social.
À tous azimuts
Il y a vingt ans, un événement triste ou joyeux était rapporté par un journaliste, dans un média, au moment et dans une forme qui étaient imposés par des conventions ou des contraintes. Le cheminement de l’information était linéaire. L’information diffusée une première fois pouvait être reprise par d’autres médias, encore une fois de façon linéaire.
Aujourd’hui, dans Internet, un événement peut être rapporté par un citoyen ordinaire, dans un réseau social, au moment et dans la forme qui sont désirés par cette personne. La reprise de l’information est aussi rapide qu’incontrôlable. Son cheminement va dans toutes les directions et dans tous les sens.
Certes, des rumeurs fausses circulent sur Internet. Plusieurs personnes qui sont visées par ces rumeurs décident de ne rien faire, pour ne pas jeter de l’huile sur le feu. Mais si la rumeur est fondée, un mutisme peut être plus dommageable que la nouvelle même. Une mauvaise réaction sur la Toile est plus dommageable, mais ce dommage est moindre qu’une tentative d’effacement des traces d’une erreur.
En fin de compte, il est probable que les services de surveillance des sujets, des conversations et des « buzz » dans Internet connaîtront un essor au cours des prochaines années. Les organisations et les individus voudront être mis au courant très rapidement de ce qu’on dit à leur égard. Toutefois, la réaction des internautes face aux rumeurs, qu’elles soient vraies ou fausses, n’est pas prête de s’estomper. Il est difficile de définir avec certitude la bonne façon de réagir dans une telle situation.
Jean-Francois - 13 janvier 2010 - 1 commentaire »| del.icio.us | Digg IT | Diigo | Google | StumbleIT | Yahoo! | Technorati |
Nos meilleurs voeux
Nous profitons de l’occasion pour vous souhaiter une bonne année 2010 !

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Commerce sur Internet : les prédictions originales se sont-elles matérialisées?
À l’approche des Fêtes, bon nombre d’internautes feront leurs emplettes sur la Toile. Année après année, le commerce en ligne gagne en popularité auprès des consommateurs québécois. Également, le nombre de commerçants qui voient des opportunités mercantiles potentielles sur le Web est en progression.
Toutefois, nous sommes loin de ce qui avait été prédit, il y a dix ou douze ans, par les « experts » et les « futuristes » qui prônaient l’implantation rapide de vitrines virtuelles sur Internet par les fabricants, les détaillants et les prestataires de services. Il n’y a pas 100 % de commerçants sur la Toile. Visiblement, les arguments formulés à l’époque ne se sont pas tous matérialisés…
Une entreprise réalisera des ventes à travers le monde!
Oui, des entreprises réalisent des ventes en ligne un peu partout sur la planète. Mais quelle est la proportion des exploitants d’une vitrine sur le Web qui vendent des produits ou des services hors des frontières territoriales? Ce n’est pas parce qu’un site existe que les gens le trouveront à tout coup – les moteurs de recherche ne sont pas parfaits. Il faut faire connaître la boutique virtuelle par la publicité, le référencement, l’optimisation du site, etc.
N’oublions pas qu’ailleurs sur Terre, des milliers d’organisations estiment elles aussi que leur marché est planétaire. Également, des commerçants électroniques d’envergure mondiale ouvrent des boutiques dans plusieurs pays et obtiennent des commandes, au détriment des cybermarchands locaux.
On pourra commander une pizza d’un restaurant du coin ou des fruits de mer de l’autre bout du continent!
Des entreprises obtiennent des commandes de clients locaux ou étrangers pour des produits aux caractéristiques particulières, mais souvent il s’agit de cas d’exception. L’affichage en ligne d’un menu, pour les commandes téléphoniques ou les visites en magasin, est souvent plus rentable qu’une interface de commande et une passerelle de traitement des paiements.
Par ailleurs, des consommateurs qui tentent de passer des commandes en ligne sont parfois confrontés à des messages d’erreur ou à l’absence du traitement de leur requête, signe que l’achalandage virtuel n’est pas au rendez-vous.
On pourra commander n’importe quoi de n’importe où!
Les frais de transport et manutention, qui varient selon le poids ou les dimensions de l’objet ou bien selon la distance à parcourir, tout comme les frais de douane, constituent des freins à l’acquisition de certains produits pour des clients situés loin du commerçant.
Les consommateurs passeront des commandes auprès du dépanneur du coin!
En théorie, le commerce en ligne peut s’appliquer à n’importe quoi. En pratique, il est souvent plus efficace d’aller chercher sa pinte de lait à pied que de la commander en ligne…
Définition commerciale
Ces propos ne sont pas un constat d’échec : plusieurs organisations ont établi des magasins virtuels sur Internet et font des affaires florissantes. Des entrepreneurs à domicile connaissent plus de succès que de grandes entreprises! Mais d’autres ont connu une expérience moins fructueuse avec leur boutique numérique. Le commerce électronique « de bout en bout » n’est pas nécessairement la meilleure solution pour tous.
Toutefois, l’utilisation judicieuse de certains avantages procurés par la Toile peut compléter les efforts commerciaux dans les magasins en brique et mortier. La publication d’un catalogue, l’indication de la disponibilité des produits, la publication d’une foire aux questions et le traitement quotidien des demandes d’information par courriel sont des composantes importants du concept général de commerce électronique.
D’ailleurs, il est peut-être temps de revoir la définition donnée au « commerce en ligne » afin de bien saisir les impacts réels de ces composantes sur les affaires électronique des entreprises. Ils sont moins flamboyants que « la cyberboutique totale », mais, qui sait, ils sont peut-être plus efficaces en fin de compte.
Jean-Francois - 11 décembre 2009 - Pas de commentaire »| del.icio.us | Digg IT | Diigo | Google | StumbleIT | Yahoo! | Technorati |
Téléphonie mobile : prétentions, allégations et réputations…
Depuis quelques jours, trois importants fournisseurs de services de télécommunications au Canada intentent des procédures juridiques où l’un exige de l’autre qu’il cesse de faire certaines affirmations dans des publicités qui ont trait aux services de téléphonie mobile. Précisément, cet envenimement est lié à l’exploitation des réseaux mobiles de troisième génération.
En résumé, l’entreprise X reproche à l’entreprise Y d’affirmer qu’elle a « le réseau le plus fiable », alors que l’entreprise Y reproche à l’entreprise Z d’alléguer qu’elle a « le meilleur réseau ». En clair, une entreprise estime que l’affirmation de supériorité de l’autre a un impact négatif sur la perception qu’a la clientèle de la qualité de sa propre offre. Si Y dit qu’il est le meilleur, cela sous-entend que X n’est pas le meilleur…
Ironiquement, cette situation est très semblable à celle qui prévaut depuis quelques semaines aux États-Unis, où deux importants fournisseurs de téléphonie mobile se livrent une guerre à coups de messages télévisés et de subpoenas, à propos de déclarations relatives à la couverture territoriale pour un nouveau protocole et la disponibilité d’un signal à une puissance convenable.
Au pays de l’Oncle Sam, les protagonistes nomment expressément leurs concurrents dans des publicités, en affirmant que X est moins bon, que Y n’est pas fiable, etc. Pourtant, au Canada, aucune entreprise impliquée dans la rixe commerciale n’a dénigré directement un concurrent dans ses publicités…
Certes, l’intention de chaque belligérant est de ne pas être perçu par les consommateurs comme étant moins avantageux que l’autre au plan technologique, alors que tous les grands joueurs ont dorénavant des infrastructures de nouvelle génération.
Or, la meilleure des infrastructures d’un fournisseur doit prouver sa qualité non pas au concurrent, mais à l’utilisateur actuel. La qualité, avant d’être fondée sur la bande passante théorique disponible, repose surtout sur la clarté de la voix lors d’un appel et sur la transmission à bon port des messages et des fichiers.
L’utilisateur d’un service, s’il est satisfait, recommande son fournisseur à ses amis et à ses collègues. Mais s’il est insatisfait, il en fait part à ses connaissances, mais aussi à des inconnus par le biais d’un moyen de communication très efficace : Internet. Des consommateurs mettent en doute les affirmations et les contre-affirmations de leur fournisseur, sans gêne aucune, dans des forums de discussion, des blogues et des espaces dédiés aux commentaires d’articles en ligne. Est-ce que le fournisseur blâmé en viendra éventuellement à entamer des poursuites envers ces clients insatisfaits, pour atteinte à la réputation?
Il est à espérer que les fournisseurs de services mobiles mettent autant d’énergie à améliorer et maintenir la qualité de leurs services mobiles qu’ils en mettent à exiger des concurrents qu’ils cessent certaines pratiques commerciales. Sinon, ces fournisseurs risquent d’être confrontés à une fin de non-recevoir des clients actuels ou potentiels des services mobiles, qui attendront que la poussière retombe avant de recourir aux services de nouvelle génération.
par Jean-François Ferland
Jean-Francois - 3 décembre 2009 - 1 commentaire »| del.icio.us | Digg IT | Diigo | Google | StumbleIT | Yahoo! | Technorati |
La Loi S-4 : un pas dans la bonne direction
Notes de campagne
par Jacques Viau, blogueur invité
NDLR: Voici un billet de M. Jacques Viau, le directeur de l’Institut de sécurité de l’information du Québec (ISIQ), dans le cadre de l’édition 2009 de la campagne de sensibilisation « Je protège mon identité sur Internet » de l’ISIQ.
Le 27 octobre dernier, le projet de Loi S-4 : Loi modifiant le Code criminel (vol d’identité et inconduites connexes) a reçu la sanction royale. Bien que le Code criminel adresse déjà certaines infractions liées à l’utilisation frauduleuse des renseignements personnels, il ne couvrait toutefois pas la collecte, la possession et le trafic de tels renseignements. C’est à cette lacune que pallie le projet de Loi S-4 en créant trois nouvelles infractions au Code criminel :
- L’obtention et la possession de renseignements relatifs à l’identité dans l’intention de les utiliser de façon trompeuse, malhonnête ou frauduleuse dans la perpétration d’un crime;
- Le trafic de renseignements relatifs à l’identité, infraction ciblant ceux qui cèdent ou vendent des renseignements à un tiers en sachant que les renseignements pourraient être utilisés à des fins criminelles ou en ne s’en souciant pas;
- La possession ou le trafic illégal de documents d’identité émis par le gouvernement qui renferment les renseignements d’une autre personne.
Chacune de ces infractions est passible d’une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans. De plus, les tribunaux auront désormais le pouvoir d’ordonner aux coupables de dédommager leurs victimes pour les coûts associés aux efforts nécessaires à rétablir leur identité.
Il est certain que cette loi est un pas dans la bonne direction pour contrer le phénomène du vol d’identité. Toutefois, est-ce suffisant? Comme indiqué dans le résumé législatif du projet de Loi S-4, « de nos jours, les auteurs de vol d’identité peuvent s’exécuter loin de leurs victimes, accéder à des bases de données qui renferment une foule de renseignements personnels et transmettre les données volées rapidement et facilement à l’autre bout de la planète ».
Par exemple, dans le cas des renseignements collectés par hameçonnage, où le courriel initial provient d’Europe et que le site vers lequel il pointe est hébergé en Asie, il est fort possible que plusieurs des individus derrière la fraude se trouvent en dehors de la juridiction canadienne. Ainsi, comme pour beaucoup d’autres crimes commis par l’entremise d’Internet, les malfaiteurs continueront de se réfugier dans les pays où les lois sont plus clémentes, d’ici à ce qu’il y ait une plus grande uniformité au niveau de ces lois.
http://www2.parl.gc.ca/Content%5CLOP%5CLegislativeSummaries%5C40/2/s4-f.pdf
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Le paiement direct a 25 ans : les atouts et les enjeux d’une bande magnétique
Le réseau de paiement Interac, qui permet aux consommateurs d’utiliser leurs cartes de débit dans le cadre de transactions chez les marchands, a fêté récemment son 25e anniversaire.
Depuis 1984, les détenteurs de comptes bancaires peuvent insérer leur carte de débit à bande magnétique dans n’importe quel guichet automatique – une composante technologique qui a elle-même fêté son 40e anniversaire d’existence au Canada en octobre dernier – et depuis 1990 à tout terminal de point de vente, peu importe l’institution financière qui dessert le client ou le marchand.
Certes, les processus transactionnels pour le commerce de détail ont été bouleversés par le paiement direct. Pour le consommateur, cela signifiait qu’il n’avait plus à se déplacer vers un guichet automatique pour retirer les fonds nécessaires à l’achat d’un produit – déjà que le guichet automatique évitait une visite de la caissière dans son institution financière. Également, le consommateur qui n’avait pas la monnaie suffisante pour effectuer une transaction, ou qui devait débourser un gros montant qu’il était risqué de trimballer sur soi, pouvait accéder instantanément à ses fonds bancaires.
Pour les marchands, le paiement direct s’est traduit par une hausse des ventes immédiates, voire une augmentation des achats compulsifs. Un autre avantage important réside dans la réduction de l’argent en papier ou en monnaie à compter, à manipuler et à déposer à son institution bancaire.
Aujourd’hui, le paiement direct peut être utilisé même sur Internet, pour effectuer des transactions par débit auprès de marchands virtuels. Les émetteurs de carte de crédit s’apprêtent à entrer dans la ronde, avec leurs cartes maison. D’ailleurs, l’équipement instauré pour la lecture des cartes de débit sert aussi à la lecture des cartes de crédit.
Enfin, les terminaux mobiles sont en vogue, que ce soit au restaurant, à la plage ou à tout endroit où l’on désire offrir au consommateur le paiement direct sans qu’il ait à se déplacer – alors que le consommateur risque de réfléchir lors de son déplacement, de se raviser et de ne pas faire la transaction!
Somme toute, les Canadiens figurent parmi les champions de l’utilisation du paiement direct par carte de débit, avec plusieurs années d’avance sur les voisins américains.
Enjeux démagnétisants
Toutefois, le recours au paiement direct implique des enjeux dont l’importance est non négligeable. Depuis quelques années, les cas de clonage de carte et de trucage d’équipement ont monté en flèche. Nombreux sont les consommateurs qui ont soit constaté la disparition de fonds, soit la désactivation de leur carte de façon préventive, à la suite d’une fraude.
Les consommateurs qui ont dû obtenir une nouvelle carte à une ou plusieurs reprises ont exprimé une méfiance envers le mode de paiement, tout comme envers les marchands qu’ils soupçonnent d’être de connivence avec des gredins.
Les marchands, eux, sont confrontés à des situations où des criminels remplacent des équipements à leur insu dans le but de réaliser des fraudes. Ce n’est pas pour rien que les claviers des terminaux de paiement direct sont de plus en plus nombreux à être vissés ou enchaînés au comptoir, au grand déplaisir des grandes personnes. Dans d’autres cas, ce sont des employés en lesquels ils avaient confiance qui agissent à titre de complices de malfaiteurs. Ici encore, la méfiance peut faire des ravages…
L’industrie du traitement des paiements est consciente des enjeux qui ont trait aux fraudes. Ainsi, les émetteurs de cartes, dont les institutions bancaires et les fournisseurs de crédit, ont amorcé une transition des cartes à bande magnétique vers les cartes à puce. Or, il faudra encore plusieurs années avant que tous les terminaux et toutes les caisses sont adaptées à la nouvelle technologie. Qui plus est, même si on dit qu’elle est plus fiable, la technologie à puce n’est pas à l’abri des altérations qui pourraient entraîner des fraudes. Il ne faut jamais dire jamais…
Un autre enjeu important réside dans les frais d’utilisation du système de paiement direct, autant pour les marchands que pour les consommateurs. Toutefois, les alternatives d’obtention des fonds bancaires pour les consommateurs, soit le guichet automatique, la transaction au comptoir, impliquent aussi des frais. C’est un mal nécessaire…
Il sera intéressant de voir quel sort sera réservé au paiement direct au cours des prochaines années. Deviendra-t-il un mode de paiement courant sur la Toile? Aura-t-il recours aux transactions sans contact, comme les bidules pour les cartes de crédit dans les stations d’essence? Sera-t-il intégré aux téléphones mobiles? Le NIP sera-t-il remplacé par l’empreinte digitale?
Peu importe ce qui arrivera, il est certain que les technologies de l’information auront un grand rôle à jouer.
Jean-Francois - 24 novembre 2009 - Pas de commentaire »| del.icio.us | Digg IT | Diigo | Google | StumbleIT | Yahoo! | Technorati |
Où lisez-vous vos nouvelles?
La récente décision de la société Gesca, éditeur de La Presse et de Cyberpresse, de cesser d’imprimer l’édition du dimanche du journal notamment, a fait couler beaucoup… d’encre.
Et parmi tous les commentaires, il y a beaucoup de cette nostalgie de lire au déjeuner son journal (voir Marie-Claude Ducas chez Infopresse et Yves Boisvert de La Presse – j’ai surligné des passages, voir au début de l’article de Marie-Claude Ducas et à la fin de l’article d’Yves Boisvert )
Boisvert : « C’est juste qu’il me semble depuis longtemps qu’un rond de café sur une page de journal est un indice assez sûr de civilisation. »
Ducas : « je ne peux pas, et ne peux pas imaginer, déjeuner en compagnie de mon écran d’ordinateur. »
Je n’ai pu m’empêcher de m’interroger pour savoir où et comment les gens, en fait, lisent leurs nouvelles. Je sais que moi, au petit déjeuner, je n’ai pas le temps de lire le journal. C’est plutôt le sprint matinal, entre les enfants qui à l’école, qui à la garderie, les lunches, le café au lait et tout le bataclan.
Même la fin de semaine, j’ai rarement le temps de lire le journal tranquillement en sirotant mon café.
En général, quand j’ai le temps, je lis le journal le midi, en ligne. (Je paie mon abonnement à la version en ligne du quotidien Le Devoir.)
Il faut dire que le matin, avant de quitter la maison ou avant de prendre le métro, j’ai synchronisé NetNewsWire, mon agrégateur de fils RSS, sur mon iPhone. Dans le métro, je parcours les manchettes, tant du journal quotidien que de nombreuses publications spécialisées et blogues. (Malheureusement, le 3G ou le Wifi ne sont pas encore disponibles dans le métro… il vaut mieux synchroniser avant de perdre le signal dans les entrailles de la ville!)
Si bien que lorsque j’arrive au bureau, en général, j’ai fait le tour du monde et de l’actualité. Et je sais ce que je veux lire plus en détail.
Je considère que c’est très pratique. L’écran est petit? Pas tant que ça. Tout à fait suffisant pour lire les manchettes ou un blogue dont les billets sont au complet dans le fil RSS.
Parce que je dévore les nouvelles, je préfère l’agrégateur de fils RSS aux applications spécialisées des différentes publications, en raison de la multiplication des applications, justement. Une pour le New York Times, une pour Cyberpresse, une pour Branchez-vous, une pour La Presse Canadienne, une pour The Globe and Mail, une autre pour le HuffPost, la BBC, Les Affaires, Le Monde, et j’en passe.
Je comprends que chacun de ces médias veut promouvoir son image de marque, et qu’une application griffée au logo du média travaille dans ce sens, fidélise l’auditoire de lecteurs. Bon. Et il n’est d’ailleurs pas dit que Direction informatique n’aura pas la sienne un jour. Mais je crois qu’il faut plus qu’un simple fil RSS habillé du logo du média. Branchez-vous, par exemple, ajoute de la valeur en favorisant l’interaction et la participation du lecteur, en tirant avantage de certaines caractéristiques de la plateforme sur laquelle l’application est distribuée (transmission de photos).
Je suis peut-être un peu technophile, c’est vrai. D’ailleurs, dès que j’aurai la chance d’essayer un Kindle, je le ferai. Déjà, j’ai installé l’application Stanza me permettant de lire des romans ou autres livres sur l’iPhone (je suis en train de relire les Arsène Lupin que j’avais lus adolescent…!).
Et pourtant, je lis certains magazines sur papier, Protégez-vous, le trente, PhotoLife. Ou des polars de Michael Connelly pendant les vacances.
Chacun a ses préférences, ses habitudes et tous les goûts sont dans la nature. Certains préfèrent le papier ou la télé ou la radio et d’autres les technos. Et certains, un mélange de tous ces supports, selon les circonstances et les besoins. En fait, selon moi, l’important, c’est le contenu et comme diffuseur d’information, on cherche à rejoindre le plus de lecteurs, d’auditeurs ou d’internautes possibles. Il faut donc embrasser tous les réseaux à la fois et aller chercher les membres de notre communauté là où ils se trouvent.
Et vous, où préférez-vous lire vos nouvelles?
Patrice-Guy Martin - 19 juin 2009 - 3 commentaires »| del.icio.us | Digg IT | Diigo | Google | StumbleIT | Yahoo! | Technorati |
Mon écosystème de productivité: courrier électronique
Aujourd’hui, je vous présente une sélection d’outils dont je me sers quotidiennement, pour travailler à partir de l’application sans doute la plus utilisée sur Internet, j’ai nommé le courrier électronique. Une collection que j’ai pompeusement baptisée : mon écosystème de productivité.
Lorsqu’on écrit pour un média comme le nôtre, on a un petit travers. On veut tout essayer et on est toujours à la recherche de ce petit outil qui vous facilitera la vie. D’ailleurs, il n’est pas nécessaire d’être un journaliste en techno pour avoir ce genre de travers; je sais pertinemment que c’est aussi votre cas, je n’ai qu’à consulter les données des articles les plus lus parmi ceux que nous publions sur Direction informatique, notamment la série Logiciels du monde de notre collaborateur François Picard.
Voici donc ces logiciels qui me permettent de réaliser mes tâches quotidiennes de communication sans trop y laisser ma peau.
Patrice-Guy Martin - 10 février 2009 - 3 commentaires »| del.icio.us | Digg IT | Diigo | Google | StumbleIT | Yahoo! | Technorati |