Les visées de Nokia en informatique mobile

Branle-bas de combat dans le merveilleux monde des technos lundi alors que Nokia, plutôt connue pour ses téléphones mobiles, annonçait qu’elle se lançait dans l’informatique mobile, avec un mini-ultraportable, baptisé le Booklet 3G.

Tout le monde en a parlé, on m’a invité à commenter cette nouvelle au Canal Argent de LCN et l’info a circulé partout.

Pour alimenter l’intérêt, Nokia a d’ailleurs fait circuler via YouTube une vidéo de présentation de l’appareil.

Si on fie au communiqué de presse, cet appareil offrira la connectivité de réseau sans fil WiFi ainsi l’accès au réseau mobile 3G/HSPA. Ses utilisateurs pourront donc disposer d’un ultraportable en réseau, constamment branché, à la manière d’un iPhone, d’un GPhone (essentiellement des HTC sous Android pour l’instant) ou d’un BlackBerry et autres Palm Pre.

Mais, cet appareil sera un portable, bien que petit, contrairement aux concurrents mentionnés ci-haut, tournera sous Windows (7?) et disposera d’un véritable clavier.

Ainsi, Nokia fait le pari qu’elle pourra avoir autant de succès dans ce créneau qu’elle en a eu dans celui des téléphones mobiles et, dans une moindre mesure, dans celui des téléphones évolués dits intelligents.

Les ultraportables branchés, appelés en anglais les netbooks, constituent un créneau de marché en grande croissance, qui s’établissait à 11 millions d’unités vendues dans le monde en 2008 selon IDC, un nombre qui devrait doubler cette année.

Un créneau déjà occupé

Cependant, Nokia n’est pas seule dans ce créneau des mini-ultrasportables bien branchés. Elle viendra rejoindre les Acer, HP et Dell qui y sont déjà présents. Et parlant de connectivité aux réseaux WiFi et 3G, des grandes chaînes de vente au détail, Best Buy et RadioShack, offraient cet été des appareils HP Compaq Mini 110c ou Acer Aspire One gratuitement avec un abonnement à un forfait de deux ans avec Sprint ou AT&T, selon le cas.

Et sans vouloir me faire le prophète de malheur, je me permets également de rappeler un autre fabricant de petits appareils portatifs, Palm, qui avait présenté en mai 2007 un appareil du genre, ultraportable à écran de 10 pouces environ tournant sous Linux, le Foleo, lequel devait être disponible au cours de l’été 2007.

En fait, l’appareil n’est jamais arrivé sur le marché, alors que Palm a fait marche arrière en septembre de la même année et a retiré le produit.

Deux facteurs à considérer

Il y a deux facteurs importants à considérer dans le succès potentiel de ce produit : son prix et ses caractéristiques finales, dont on ne connaît encore que les grandes lignes, mais on devrait en savoir plus la semaine prochaine, alors que le Booklet sera officiellement présenté lors du Nokia World, qui débute le 2 septembre.

Le prix est sans doute l’aspect le plus sensible de la mise en marché de ce produit. Serait-il trop bas qu’il fera croire que les autres appareils de Nokia, les téléphones évolués, sont trop dispendieux. Si son prix est trop élevé, il ne sera pas concurrentiel avec les autres produits de la même catégorie. Ce qui explique peut-être pourquoi Nokia vient de présenter un nouveau téléphone évolué offert à un prix qualifié d’agressif.

Remarquons que Nokia peut compter sur de solides partenaires, les fournisseurs de services de télécommunications, qui distribuent ses produits. Ainsi, on pourrait croire que ces derniers « subventionneront » le produit afin de rendre son prix attrayant pour les acheteurs, une stratégie qui est d’ailleurs mise de l’avant pour d’autres produits de communication mobile (le téléphone est gratuit avec un contrat de 3 ans? C’est qu’il est subventionné par le fournisseur de service).

Le côté des caractéristiques est également crucial : qu’elle est la valeur ajoutée de ce produit, son « killer feature », son caractère distinctif? On cherche dans le communiqué, on gratte du côté de l’intégration avec la boutique et les services en ligne Ovi, on tâte la synchronisation avec un téléphone Nokia, on regarde du côté du GPS ou de la connectivité. Toutes ces caractéristiques sont offertes par d’autres produits. Nokia est-elle en réaction, voulant défendre son territoire dans le créneau des communications mobiles en élargissant son offre?

Si seulement l’appareil avait été une tablette à écran tactile, Nokia aurait peut-être coupé l’herbe sous le pied à ses concurrents. Mais si on fie à la rumeur, c’est Apple qui en lancera une, de tablette, sous peu…! Et selon la rumeur encore, c’est Steve Jobs lui-même qui superviserait les détails, du moins les détails du message de la campagne marketing.

Patrice-Guy Martin - 26 août 2009 - Pas de commentaire »
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Perdu dans la traduction…

Vous vous en doutez certainement, nous recevons chaque jour au bureau de la rédaction de Direction informatique des centaines de communiqués de presse, articles sur le fil de presse d’IDG, ainsi que des messages de toutes sortes via les réseaux, blogues et différentes sources que nous parcourons.

Il va sans dire qu’il nous arrive de lire en diagonale, à l’occasion. Avec le risque d’erreur que cela peut signifier.

Mais aujourd’hui, c’est plutôt dans la traduction que s’est glissée la confusion qui m’a fait dire sur Twitter et ailleurs, que la prochaine version d’Office pour Mac inclurait Outlook et serait disponible en septembre 2009.

Voyez plutôt, tout d’abord en version anglaise :

News Press Release

Outlook for Mac to Ship With Next Version

[...]

Outlook for Mac releasing in the next version reflects the team’s commitment to further develop the Mac’s leading productivity suite. This new application will deliver significant changes — ultimately allowing for increased productivity across platforms, which continues to be the top request of enterprise customers.

Et, maintenant la version française :

Outlook pour Mac dans la nouvelle version d’Office

[...]

Le passage à Outlook dans la nouvelle version d’Office reflète bien l’engagement de l’équipe de la MacBU envers le perfectionnement de la principale suite bureautique de Mac. Cette nouvelle application comporte des améliorations significatives visant une meilleure productivité quant aux tâches effectuées à partir de plateformes diverses, ce qui constitue l’avantage le plus apprécié des entreprises.

Entre un verbe au futur et un verbe au présent, entre la prochaine et la nouvelle version, il y a une nuance.

Comme j’ai lu la version française du communiqué, arrivée par courriel, j’ai sauté à la conclusion en croyant que la version qui sera commercialisée à la mi-septembre inclura Outlook, ce qui ne sera pas le cas. Bon, mea culpa. Heureusement, nos lecteurs veillent au grain et l’un d’eux m’a avisé de la confusion. Je l’en remercie.

(NDLR : vérifiez votre copie avant de nous la soumettre, comme me disait mon prof de français. Ça nous évitera d’avoir à vérifier nous-même pour nous assurer qu’une erreur ne s’est pas glissée dans la traduction. Merci.)

Patrice-Guy Martin - 13 août 2009 - 1 commentaire »
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Panne de service et nuage informatique

Suite à la panne généralisée qui a affecté Twitter ce matin, ainsi que certains autres services de réseaux sociaux dont Facebook, le phénomène a donné lieu à une foule de commentaires et d’analyses. Parmi les blogueurs qui ont traité du sujet, le billet de Michelle Blanc soulignant le risque de dépendre du nuage informatique a attiré mon attention et j’y ai évidemment laissé un commentaire.

Coïncidence, la semaine dernière, nous avons envoyé à nos abonnés une collection de liens vers des articles portant sur le sujet de l’informatique en nuage, présentant les enjeux, les risques, les tendances et des nouvelles concernant cette approche d’architecture informatique. Voici les liens vers ces articles, pour ceux qui auraient manqué ce bulletin.

Choix de la rédaction: Le nuage informatique

Un concept en continuité avec les services Web et les architectures orientées vers les services, le « nuage informatique » promet beaucoup, mais comporte des défis certains. Voici quelques articles tirés de nos archives qui vous permettront de faire le point sur la question.

Sur Directioninformatique.com

Les « nuages informatiques » n’effraient pas les dirigeants d’entreprises canadiennes
D’après un récent sondage, les dirigeants d’entreprises canadiennes seraient davantage favorables à l’adoption des technologies de « nuage informatique » que leurs vis-à-vis étrangers.

Le nuage informatique: un concept nouveau?
Un concept en continuité avec les services Web et les architectures orientées vers les services, le « nuage informatique » promet beaucoup, mais devra surmonter certains défis avant de livrer toutes ses promesses.

Le cloud computing: voie d’avenir ou pelletage de nuage?
Le nuage informatique et son utilisation comme extension de l’infrastructure informatique d’entreprise. Analyse.

Les 7 risques du cloud computing
Pour Gartner Group, l’ampleur de l’impact du cloud computing sur la direction informatique aura une magnitude similaire à celle qu’a le commerce électronique.

Sur Lemondeinformatique.fr

Tibco propose une plateforme applicative « élastique » dans le cloud
WPC 09 : Azure gratuit jusqu’en novembre, puis à partir de quelques cents de l’heure

Sur ITWorldcanada.com

Layer 7 offers virtual appliance for cloud governance
FRANKLY SPEAKING: Security the obstacle to cloud adoption

Sur ITBusiness.ca

Cloud control – Top cloud computing risks and how to handle them
Cloud computing not secure enough, says RSA boss

Vous avez d’autres références qui peuvent éclairer nos lecteurs sur ce sujet? N’hésitez pas à commenter ci-dessous en nous indiquant vos pistes et suggestions de lecture.

Patrice-Guy Martin - 6 août 2009 - Pas de commentaire »
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