Quand la conversation s’engage, les réseaux se croisent
Il suffit souvent d’une étincelle pour allumer des échanges intéressants entre divers interlocuteurs. Cette étincelle peut provenir du choc de quelques idées ou d’une simple question. Comme celle-ci :
(L’infobourg, qui se définit comme l’agence de presse pédagogique, est une idée originale d’André Girard et de Clément Labelle Laberge, fait partie du portefeuille de produits et services de la société DeMarque.)
Cette simple question est arrivée dans le logiciel client Twitter de quelques passionnés de technologies et d’éducation (y compris celui de votre humble serviteur…). Plusieurs ont réagi, suggéré des idées, si bien que la limite des 140 caractères de Twitter s’est vite trouvée contraignante pour exprimer ces idées de manière détaillée.
Le lendemain, les gens de l’infobourg ont transporté la conversation sur leur site, ce qui a donné ceci :

Vous pourrez lire la suite ici
Même chose, chez Sylvain Grand’Maison, qui a lancé une vive discussion avec la note suivante sur Twitter, référant à un billet sur son blogue :
Après quelques échanges sur Twitter, plusieurs ont préféré se rendre sur son blogue pour y laisser leurs commentaires, d’une manière détaillée. Résultat? Plus d’une vingtaine de commentaires sur ce billet en quelques jours.

Ce que je trouve intéressant dans ces deux exemples, outre la conversation, c’est le croisement des réseaux, leur étendue et leur entrelacement. J’entends souvent les tenants de telle approche ou de tel réseau, vanter leur préférence comme étant la panacée universelle. Hors de Facebook, point de salut. L’avenir est à Twitter. Tous sur LinkedIn. Impossible sans son blogue. Et quoi encore?
Il faudra faire évoluer le bon vieux proverbe « il faut craindre l’homme d’un seul livre » pour l’adapter afin qu’il devienne « il faut craindre l’homme d’un seul réseau ».
Il serait téméraire d’affirmer qu’il n’y a qu’un seul réseau qui soit l’avenir des communautés sur Internet. Tous ces réseaux sont des services Web qui sont utiles et rejoignent certaines clientèles ou communautés. Certains modes de communication rejoignent mieux certains utilisateurs, selon le moment ou le lieu. Et de plus en plus, ces réseaux s’interfacent si bien qu’on peut facilement partager ses notes de Twitter à Facebook, de Tumblr à Twitter, etc. Bien que certains utilisateurs commencent à trouver qu’il y a redondance, voire exagération, surtout si on suit, si on est amis ou si on est en contact avec les mêmes personnes sur tous les réseaux.
De plus en plus de logiciels client permettent justement de mettre à jour plusieurs services à la fois et de visualiser l’état de ses communications sur de nombreux services en même temps. Avec plus ou moins de succès et une ergonomie variable, il faut le dire, mais il y a une tendance qui évoluera.
Cependant, ce que les deux exemples ci-dessus démontrent, c’est que ceux qui ont envie d’échanger ne se limiteront pas par le réseau qui est à l’origine de l’étincelle et trouveront le lieu, le forum, l’environnement qui leur permettra de poursuivre la conversation. Le but est de communiquer, de converser, d’échanger, de confronter ses idées.
Parce que du choc des idées jaillit la lumière.
Patrice-Guy Martin - 24 mars 2009 - 1 commentaire »| del.icio.us | Digg IT | Diigo | Google | StumbleIT | Yahoo! | Technorati |
Un commentaire »
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Blague à part, c’est vrai qu’il y a beaucoup de redondance d’information sur les différents réseaux et dans les différents contacts que l’on a sur ceux-ci. Mais comme nous ne consommons de l’information sur un seul de ces réseaux à la fois, il est rare que l’on puisse voire cette redondance… à part pour ceux qui sont très actifs sur chacun de ces réseaux.
Commentaire par Sylvain Grand'Maison — 24 mars 2009 @ 20:10