Nelson Dumais – le journalisme professionnel face au Web: no future?
[Cette semaine, j'ai invité notre collaborateur Nelson Dumais à venir s'exprimer sur mon blogue, pour permettre à tous ceux que ça intéresse de commenter sur ce sujet qui n'en finit plus de faire couler de l'encre et des électrons.]
Il m’arrive encore de lire des journaux. Quand cela se produit, il est plus que probable que je sois en avion et qu’un agent de bord m’a remis un exemplaire de La Presse ou du National Post. À moins que je ne sois dans une salle d’attente, un resto du midi, voire dans un café en train d’attendre quelqu’un, et que j’aperçoive à la traîne, un journal pas trop fripé. Comme j’ai alors le temps, je le feuillette et le lis. Possiblement d’un couvert à l’autre. Je me tape même les textes sportifs ou financiers. J’ai le temps et le désœuvrement nécessaires. Il me faut m’occuper, m’aider à tuer le temps.
Mais je n’achète plus de journaux. Si on m’en donne un exemplaire et que je n’ai rien d’autre à faire, je le lis. Si je dois payer pour m’occuper l’esprit pendant une heure ou deux, je préfère de loin m’acheter un livre de poche, idéalement un Amélie Nothomb à 9,95 $ qui se lit pendant un aller-retour Montréal-New-York, incluant le temps d’attente à l’aéroport Trudeau et à La Guardia (incidemment, c’est de cette façon que j’ai ramassé l’œuvre complète de Nothomb…). Encore faut-il que je n’aie pas oublié d’apporter mes verres de lecture!
La gratuité de l’information
Pourtant, je suis quelqu’un d’informé. J’écoute systématiquement la radio de Radio-Canada et je fouine sur Internet. Typiquement, quelqu’un, de passage chez Homier-Roy, Maisonneuve ou Désautels, dit quelque chose qui me turlupine. J’ai alors le réflexe d’aller cliquer dans Google pour en savoir plus. Et parfois, je me passionne sur le sujet au point d’y consacrer de longs quarts d’heures. À terme, je me retrouve aussi informé, sinon plus, que si j’avais lu un grand quotidien.
À la différence du quotidien imprimé où je lis ce que l’on m’offre et pas plus, le Web me permet de ne m’intéresser qu’à ce qui m’émeut et de le faire à ma guise, en choisissant la source qui me convient. Je suis devenu mon propre chef de pupitre, mon propre rédacteur en chef, mon propre éditeur. Idem pour la télé et la radio. Internet me sort du carcan de la programmation horaire.
Bien sûr, je n’ai plus le temps de lire de longs trucs nécessitant force concentrations. Si un cybertexte dépasse les mille mots, il est fort probable que je décroche. Mais j’aurai néanmoins acquis l’essentiel de son contenu. Pour être plus précis, je vais privilégier la lecture de quatre textes comptant 250 mots à un seul qui en a mille.
Vous avez remarqué que je n’ai pas mentionné la télé. Pour être franc avec vous, j’ai mis ce dangereux bouffeur de temps, cet empêcheur de vie de couple ou de famille, aux ordures en juin 2000. Depuis, je survis très bien. Si je dois absolument voir un Airbus amerrir sur le Hudson, je le fais sur YouTube. S’il me faut regarder un Téléjournal particulièrement chargé de nouvelles qui m’intéressent, je le fais sur radiocanada.ca, site frustrant à cause de ses bogues nombreux, mais dans l’ensemble satisfaisant et, surtout, complémentaire au reste des moyens que j’utilise pour m’informer.
Jusqu’ici, je n’ai pas dépensé un rond pour m’informer et je l’ai été très bien, à mon rythme, dans mes moments de disponibilité et à partir de sources variées. Évidemment, j’ai été exposé à de la pub en lisant La Presse sur Air Canada, je n’ai pu m’empêcher de voir des bannières agressives en navigant sur le triple W et mes taxes ont défrayé une infinitésimale parcelle du service d’information de la SRC. En ce sens, j’ai payé pour ces services. Mais, soyons clairs, je n’ai pas sorti un sou noir de ma poche comme je l’ai fait pour les bouquins de madame Nothomb.
En ce sens, je pratique une réalité qui se nomme « gratuité de l’information ». J’ai beau compatir avec mes collègues des quotidiens qui ne voient plus de futur dans leur profession ou avec les patrons de presse qui s’arrachent les cheveux pour imaginer un modèle d’affaires visant à rentabiliser leur pépinière de talents, je n’achète plus de journaux. Incidemment, plusieurs de mes amis non plus. J’ai même plusieurs collègues journalistes trop jeunes pour avoir pu sentir, un jour, l’encre sur un journal fraîchement imprimé. Tous sont sur le Net!
Belotte, rebelotte et dix de der*
Le pire, vais-je vous avouer, c’est que s’il me fallait payer (bien que cette hypothèse ne me semble pas tenir a route), il est probable que je continuerais à privilégier l’information à la Google. Je n’ai qu’à taper le sujet qui m’intéresse et des milliers de fiches me sont instantanément suggérées. Or, avec l’habitude et un peu de discernement, on en arrive assez rapidement à pouvoir discriminer le bon vin de la piquette et à ne plus trop perdre de temps sur des sites débiles, amateurs ou mensongers. C’est la magie du moteur de recherche, outil essentiel qu’un journal imprimé ne peut évidemment pas offrir. Voilà pour « belotte »!
« Rebelotte »? C’est l’instantanéité du Web. Je n’ai pas à attendre que l’on me livre (ou que j’aie acheté) La Presse, je n’ai pas à bâiller jusqu’à 22 h pour pouvoir admirer le grand talent de Céline Galipeau. Je clique quand j’en ai besoin et je trouve chaussure à mon pied. N’importe quand, où que je sois! Allez trouver Le Devoir dans un café de San Diego!
Et comme « dix de der », je vous rappelle qu’entre deux éditions imprimées d’un journal, la Terre continue de tourner, les fous de frapper, le pape de se tirer dans les mules, les experts en cupidité de miner l’administration Obama et les vedettes internationales de vivre leurs derniers instants au Mont-Tremblant.
Alors, pourquoi paierais-je? Pourquoi attendrais-je? Pourquoi me limiterais-je à une source? Le pire, c’est que je ne suis pas un marginal (exception faite de ce téléviseur que j’ai mis sur le bord du chemin en 2000), mais le reflet d’une tendance lourde.
Mise en ligne en bout de ligne
Je sais. Vous aussi, vous le savez. Ce n’est qu’une question de temps avant que tous les grands canards de la planète ne se soient transformés en quotidiens en ligne comme ça vient d’être le cas à Denver, à Seattle et ailleurs. Ils ne peuvent plus faire de sous avec les petites annonces, ni avec les offres d’emploi. Quant aux revenus d’abonnements, ils n’ont jamais été une source significative de financement. Et la pub commence à lorgner un peu trop fort à leur goût vers les nouveaux médias. Pire, la conjoncture économique est actuellement épouvantable.
Tant et si bien qu’à vue de nez, d’ici 2015, peut-être même avant, la très grande majorité des quotidiens imprimés devra incessamment migrer vers le Web avec le fusil sur la tempe, dans la hâte et dans la crainte de devoir demander une protection légale contre ses créanciers. Certains continueront peut-être à imprimer des sections, des éditions spéciales, des résultats d’enquête (s’ils peuvent encore se payer des journalistes de ce genre de calibre professionnel), etc.
Le pire, c’est qu’ils devront le faire sans trop savoir quel modèle d’affaires privilégier. En fait, personne n’a présentement de certitudes ou de réponses sensées à ce sujet. Pourra-t-on fonctionner longtemps comme le font en ligne le Devoir ou le Monde Diplomatique, c’est-à-dire en abonnant moyennant paiements leurs cyberlecteurs? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non! Et ces quotidiens qui placent gracieusement des contenus en ligne, p. ex. La Presse ou La Gazette, combien de temps pourront-ils tenir? Un an? Trois? Cinq? Toujours? Ou encore, pourra-t-on toujours faire tabula rasa de ses acquis et démarrer de nouveaux titres en ligne comme l’on fait les gens de Rue89? Quand auront-ils la capacité documentée de pouvoir répondre du tac au tac et de façon satisfaisante à leur gérant de banque? Quant à la pub, viendra-t-elle en quantité suffisante pour que l’aventure devienne rentable? Si oui, au bout de combien de temps? Et ainsi de suite.
Mais quel que soit le modèle de rentabilité qui sera retenu, personne ne pourra remettre en question le principe de la gratuité dont les racines remontent aux débuts d’Internet, tous devront accepter d’être devenus une source instantanément accessible parmi des milliers d’autres, incluant les blogues et les réseaux sociaux (vous avez déjà entendu parler de Twitter?), personne ne pourra plus se permettre de fonctionner de neuf à cinq, tous devront avoir congédié (ou refusé de remplacer) entre la moitié et les deux tiers de leurs journalistes, chroniqueurs, éditorialistes et cadres. Mais remarquez, il se peut aussi qu’ils découvrent une façon de changer le plomb, celui des vieilles presses, en or. Auquel cas, ils pourront garder tout le monde.
Effets collatéraux
Les effets de ces chamboulements massifs seront nombreux et je n’ai surtout pas l’intention de tous les énumérer ici. Mais pensons néanmoins à la qualité de l’information. Comment sera-t-il possible de toujours traiter de façon professionnelle ce qui mérite de l’être? Comment sera-t-il possible de faire du bon journalisme d’enquête en évitant le mauvais sensationnalisme? Faudra-t-il laisser une place plus importante que jamais au journalisme-citoyen, cette source d’information aux dangers innombrables? Croyez-vous vraiment qu’un quotidien de 150 professionnels qui devient un webchose de 25 personnes pourra assumer le même volume et la même qualité d’information?
Peut-être qu’à ce moment, je ne retrouverai plus l’information de qualité à laquelle j’ai présentement accès gratuitement. Peut-être qu’à ce moment-là, je constaterai avoir été un des millions de petits malins qui se sont tirés dans les pieds en privilégiant l’information sur le Web…
Autre effet collatéral, on aura celui des mises à pied ou de l’attrition chez les relationnistes et les agents d’information. Pensez-vous que les journalistes survivants auront le temps de parler aux gens des relations publiques ou aux attachés de presse? Il faudra que ça soit vraiment important pour qu’ils le fassent. Et comme tout sera sur le Web, il en sera fatalement ainsi pour les émetteurs de communiqués de presse. La relation de presse se fera en bonne partie par machine interposée. Message aux « directeurs des communications » : profitez du bon temps; le pire est à venir!
Force m’est d’ajouter que d’ici une dizaine d’années, une catégorie importante de chercheur d’emplois, de diplômés universitaires en quête d’une nouvelle formation professionnelle, de communicateurs talentueux au rêve brisé, sera constituée de journalistes (actuellement syndiqués et bardés de sécurité) et de professionnels de l’information. Certains réussiront à se tirer d’affaire en jouant le jeu de la pige mal payée pour d’importants sites d’information, d’autres n’y arriveront pas. Certains lanceront leur propre webzine ou leur blogue, mais presque tous abandonneront faute de financement.
Pessimisme?
Je suis pessimiste? Sûrement! Je suis journaliste et je considère que ma difficile profession est essentielle à la société (société démocratique, s’entend). Je vois tout cela se mettre en place et je frémis.
Dites-moi où j’erre, en quoi j’ai tort. Expliquez-moi comment il n’en sera pas ainsi. Rentrez-moi dans la tête comment une ancienne mine d’or qui ne le sera plus jamais pour cause de changement massif de valeurs, une ancienne mine qui mange des sous depuis deux ans, si ce n’est plus, pourra continuer indéfiniment sans se lancer dans d’abominables mises à pied et autre réduction d’espace.
L’espace commentaires ci-dessous est à vous. Nous avons hâte de vous lire.
* Vous n’êtes pas familier avec le jeu de belote? Tous les détails sur belote, rebelote et dix de der sur Wikipédia, bien sûr.
Nelson Dumais - 20 mars 2009 - 9 commentaires »| del.icio.us | Digg IT | Diigo | Google | StumbleIT | Yahoo! | Technorati |
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Je vois le phénomène avec les même yeux que toi, Nelson. J’habite le Nouveau-Brunswick et le marché des papeteries ici a plus que chuté: Il a fermé! On convertit actuellement une immense papeterie de Miramichi en… usine de fabrication de panneaux solaires. On a besoin d’électricité pour lire l’électronique.
)
Aucunement mon idée d’approuver ou non le phénomène, mais les faits parlent: Les imprimés perdent sans-cesse du terrain. Là ou le bât blesse, c’est justement dans les professionnels de l’information. Il est requis à mon sens d’avoir de l’information validée et confirmée « sérieuse ». Comment pourrons opérer de façon gratuite de tels professionels?
Contrairement à toi, j’ai toujours une télévision (Sony Bravia 1080p) mais sans service télé. Juste pour l’ordi, la Wii, le lecteur DVD ainsi que mon bon vieux VHS. Internet rempli très bien sa place… informative.
Plus que les journaux, qu’arrivera-t-il à la tivi?
Au plaisir,
Commentaire par René Laquerre — 20 mars 2009 @ 13:44
Ne vous en faites pas Nelson, les craintes sont les mêmes à chaque arrivée de nouvelle technologie. Oui, les journaux d’actualité écrite sur du bon vieux papier vont décroître mais de là à disparaître, j’en doute fort.
L’avion n’a pas éliminé le bateau ni le train, la TV n’a pas enterré la radio ou le journal, Internet de rendra pas les journaliste au même banc que les forgerons. Si les journaux disparaissent un jour, j’espère que se sera pour la raison plus noble de préserver les arbres et ce sera en raison d’une technologie de remplacement, comme la feuille électronique, qui coûtera moins cher d’utilisation et ne salira pas les doigts.
Je ne connais pas les chiffres mais je suis sûr que l’arrivée de la télévision a fait augmenter le nombre de journalistes, plus de gens se sont mis à écouter les nouvelles car, sans jugement péjoratif, elle était aussi accessible aux gens qui ne savaient pas lire ou qui n’en n’avait pas le temps.
Probablement que dans les premiers balbutiements de la radio, le professionnalisme des reporters n’était pas aussi crédibles que ceux des journaux, il en est de même pour Internet dont les sites de nouvelles non spécialisées ont moins de 15 ans. Personnellement, je ne me suis pas autant tenu informé que depuis la disponibilité des nouvelles sur Internet. Même si le service est en apparence gratuit, le public est exigeant, le nettoyage naturel va se faire et le besoin en journalistes qualifiés va continuer à être présent, même virtuellement, et même croître pour répondre à la demande.
Même si tout va plus vite, les journaux sérieux ne pourront plus annoncer n’importe quoi, comme l’arrivée d’ordinateurs Indiens à 20$, sans vérifier leur source… Effet de l’annonce d’un carré de 9 à la défense pour terminer et poursuivre la référence à la Belote
Thierry H.
Cochabamba, Bolivie
Commentaire par Thierry H. — 20 mars 2009 @ 14:36
Le cataclysme informationnel et économique que Nelson Dumais dit craindre a déjà fait ses ravages. S’il n’achète plus la presse traditionnelle, c’est parce qu’elle a perdu d’intérêt : trop de chroniques et d’éditoriaux. Autant se tourner vers les blogues, c’est moins cher. Quant aux «journalistes cyber» de notre nouveau siècle, un grand nombre remet en question les règles élémentaires du journalisme – ne vérifie pas les faits – n’informe pas – écrit pour leur plaisir et nous saoule de mots. Mais, contrairement à Nelson, je suis optimiste : la société actuelle est la plus scolarisée de l’histoire. Elle a besoin d’information de qualité. Le journal doit se réinventer tout comme le reste et il ne disparaîtra pas.
Commentaire par Marie Hugues — 21 mars 2009 @ 6:21
La télé n’a pas tué la radio, mais l’avion a tué le bateau comme mode de transport de passagers voulant aller du point A au point B.
Sauf que.
Sauf qu’il y a 10 ans, on n’imaginait pas les médias sociaux actuels. On n’a actuellement pas de modèle d’affaires viables pour la presse écrite? Prévoir que la presse écrite ne réussira pas à se réinventer est une prévision, pas une certitude. Pour reprendre l’analogie de l’avion vs le bateau, l’industrie de la croisière touristique est florissante…
Mais si j’avais à faire un pari, je dirait que les quotidiens papiers vont survivre, mais en beaucoup plus petit format, et probablement en moins grand nombre. Disons 50% moins de quotidiens, et chacun des survivants 50% plus minces.
Commentaire par Etienne Denis — 21 mars 2009 @ 8:16
J’ai 43 ans et je n’ai jamais pu observer un journaliste, aussi dispendieux, instruit et célèbre soit-il, qui survivrait une seule année avec l’obligation d’obéir à un code de déontologie professionnelle.
Il y a bien bien longtemps que je consomme plus le travail des journalistes des grands médias. Non pas à cause du net, mais à cause de la sytématique manipulation de l’information.
Il n’est jamais possible de savoir la vraie vérité. Tous les journalistes permanents abusent de leur permanence en passant leurs propres messages.
La réalité est que la qualité de l’information des grands médias est d’une grande médiocrité depuis toujours, alors autant qu’elle soit gratuite.
Commentaire par Gilles Turcotte — 23 mars 2009 @ 7:34
Dans la continuité de votre article, voici le video et résumé d’un panel vraiment intéressant de journalistes de Los Angeles sur la question sur le journalisme citoyen ou l’impact des médias sociaux sur les médias traditionnels:
http://www.ergonomia.ca/2009/07/citizen-journalism.html
En passant, j’en profite pour vous dire merci pour votre excellente analyse des technos en continue! On en manque au Québec!
Commentaire par Sandrine Prom Tep — 21 juillet 2009 @ 9:09
Les nouvelles technologies nous incombent de réaliser un nouveau modèle d’affaire… même pour nous pigiste. Je suis photographe et je pratique la photographie numérique depuis… 1993. J’ai pu constater très tôt l’engouement qui serait généré par ce nouveau médium, rapide et de qualité – maintenant – Pour continuer à vivre de mon art je me suis diversifié en accentuant sur ma formation de graphiste que j’ai ressorti des boule-à-mites, je démarré une entreprise de vidéo corporative et en combinant la connaissance de ces trois domaines spécifiques… je suis devenu formateur agréé. Je partage mon temps en création et formation… et j’y trouve mon compte tout en vivant de ce que j’aime faire le plus… créer et former.
Je souhaite à tous de transformer leur savoir faire car l’inévitable est à notre porte. Plusieurs métiers sont maintenant à risque… dans le domaine de l’édition cela à commencer avec les typographes, les designers graphiques (mis en danger par les infographistes qui sont en fait des info monteurs) .
Je trouve drôle que SunMédia imprime un journal 24 heures gratuites qui nuit sûrement à la vente du Journal de Montréal… en grève présentement… ???? C’est un non-sens Cela afin de concurrencer le J. Métro… Je crois qu’ils auraient de transformer le J de Mtl plutôt et s’adapter…
Bref… beaucoup d’encre encore pour toutes ces transformations de vie pour chacun… Je n’ai pas de solution sinon de dire ADAPTABILITÉ… À chacun de trouver sa voie mais une chose est certaines les grands groupes de presse vont revoir leurs modèles d’affaires d’ici 2012 après, selon moi, la faillite les guettent !
En souhaitant bonne chance à tous les journalistes et tous les autres corps de métiers à risques mais que l’ont ignore encore !
Commentaire par Tayaout-Nicolas — 21 juillet 2009 @ 10:40
Il y a beaucoup de vrai dans les faits et opinions soumis. Par contre, si je me fis sur mon comportement, il y a probablement de l’espoir pour le modèle « papier » mais en mode « électronique ». J’habite à la campagne et le village est à 10 km. Je n’achetais La Presse que le samedi. Pour le reste, je faisais comme Nelson, sur cyberpresse et radio-canada. Maintneant, je me suis abonné à La Presse électronique pour 10$ par mois. J’adore. Cela me permet d’envoyer une copie d’un article à mon fils sur un sujet qui l’intéresse. Je peux faire de la recherche plei n texte. Je peux taper sur les hyperliens pour les compléments d’information. et, moi qui gardais plein de coupures de presse pour les idées voyages, maintenant je conserve la copie électronique du cahier voyage pour référence ultérieure.
Je viens de faire la même chose pour une revue américaine de vidéo (Vidéomakers). Pour les abonnés étrangers, le coûts étaient de l’ordre de 80$ U.S. Maintenant, j’ai une copie livrée dans ma boîte de courriel pour 11,97$ par année. Le producteur de la revue y trouve certainement sont profit car les annonces sont une part importante de ces revues et le nombre de lecteur a dû augmenter significativement.
Petite parenthèse pour la télé: rien ne vaut l’enregistreur personnel. C’est étonnant le temps de pub et les redondances ou les sujets non pertinents que peuvent contenir un bulletin de nouvelles. Je réussis souvent à écouter en 20 minutes le bulletin de 18 heures.
Commentaire par Pierre C — 21 juillet 2009 @ 15:35
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Ping par La fin d’un groupe de presse, et pourquoi les blogs ne sont pas morts | Igalico — 13 décembre 2009 @ 13:34