Radar > La crise et les TI, l’identité numérique, la croissance de Twitter
Cette semaine mon attention s’est tournée vers la crise que traverse notre économie. Je ne vous parlerai pas de la Caisse de dépôt et de la prestation de son ex-pdg. Ni du discours inaugural du premier ministre du Québec et du budget à venir la semaine prochaine. Notre industrie aura à en subir les impacts, et c’est ce qui me préoccupe tout d’abord.
L’impact de la crise sur les TI
La crise affecte les TI, c’est très clair, comme le démontre l’article que nous publions aujourd’hui et qui se fonde sur les scénarios élaborés par IDC Canada relativement à la croissance (ou la décroissance, en fait) de l’industrie canadienne des TI.
Par contre, et malgré cela, je suis assez fervent de l’idée que la crise peut être une occasion rêvée de saisir des opportunités. Voici d’ailleurs ce que disent les experts de McKinsey à ce sujet :

First, they should fully understand the dynamics and probable impact of the contraction. Revenue is (and will go on) declining, but the contours of the downturn will differ dramatically by subsector. Second, executives should know how liquidity issues may affect operations. As compared with other industries, the credit situation is stable in high tech. Problems are mounting along the supply chain, however—particularly among distributors and contract manufacturers—and in overseas markets. These developments could ultimately affect the operations of many companies. Third, high-tech executives should play offense, acting to strengthen the balance sheet and improve the competitive position. Our analysis shows that making obvious moves (for instance, cutting costs) as well as counterintuitive ones (such as increasing sales and marketing expenditures) quickly can improve a company’s position when the recovery begins.
Ce passage est tiré de l’article High tech: Finding opportunity in the downturn, à lire absolument.
L’identité numérique
La question de l’identité numérique, notamment sous l’angle de la protection de la vie privée, est souvent au coeur des discussions ces derniers temps. Notamment sous l’angle des frontières entre la vie professionnelle et la vie personnelle.
Cette semaine d’ailleurs, la question m’est apparue flagrante quand j’ai mis en ligne une vidéo personnelle de ma plus jeune à l’intention des grands-parents et qu’une erreur de manipulation a fait en sorte que cette vidéo se retrouve dans mon fil Twitter, en raison d’un relais via entre divers réseaux sociaux et personnels.
La vidéo était surtout amusante et anodine, mais est-ce que je voulais «révéler» à tout mon réseau d’affaires les détails des «stratégies» de ma petite fille de deux ans qui transfère du riz d’un bol à l’autre?
Martin Lessard aborde ce sujet dans son blogue cette semaine dans son billet Votre nom ne vous appartient pas

La vie personnelle et la vie professionnelle s’opposent. Elles s’opposent, sur le réseau, dans le sens qu’elle réclame le même territoire (soi-même) alors qu’elle devrait occuper deux territoires distincts (le soi intime et le soi public). Dans la vraie vie, cette contradiction se résout en ayant une attitude différente selon le lieu (public ou privé). On agit différemment si on est en situation de « vie publique » ou de « vie professionnelle « .
et sa conclusion:

Votre nom ne vous appartient pas – Pourquoi? parce que sur le réseau il est un mot clef avec lequel on peut faire une recherche. Votre nom ne vous appartient pas parce qu’il ne vous permet pas de vous réfugier dans votre vie personnelle (et que vous souhaitiez les amalgamer volontairement, c’est à votre guise, mais mon point tient quand même, vos deux vies ne sont pas séparées et deviennent publiques, donc professionnelles). Notre nom ne nous appartient pas, car il était déjà public.
Vu d’un autre angle, la gestion identité des identités numériques est en voie de prendre de plus en plus de temps. C’est ce que constate un sondage publié en début de semaine dont nous avons parlé dans cet article Les Canadiens sont accaparés par la gestion de leur présence Internet .

En fait, 90 % des personnes interrogées ont plus d’un compte ou profil en ligne, alors que 20 % en ont dix ou plus! Ils en ont en moyenne sept. Pas étonnant, dans ce contexte, que gérer tous ces comptes ou profils prend du temps, ce que déplorent la majorité des personnes interrogées par Harris/Decima (53 %). De fait, 80 % des Canadiens consacrent généralement au moins une heure par jour à gérer leurs identités Internet, ce qui inclut la gestion de leur correspondance et de leur présence sur les réseaux sociaux; 45 % passent même trois heures ou plus par jour à cette tâche.
Twitter est partout
Le réseau social Twitter est en croissance. Comment évaluer cette croissance exactement? Grande question à laquelle tout le monde tente de répondre.
Expert en rayonnement Web, comme il présente lui-même, Éric Baillargeon estime à 14,7 millions le nombre d’utilisateurs de Twitter dans ce billet de son blogue.
Claude Malaison, avait l’habitude de parler de 2,2 millions d’utilisateurs, rapporte-t-il dans son billet Combien y a-t-il de «Twitteux» de par ce vaste monde? publié cette semaine.
Consultant diverses sources, il propose cette estimation, concluant avec une question:

Donc quatre millions en novembre, cinq millions fin décembre, six millions en janvier, etc. Donc, selon cette tendance, nous serons huit millions à la fin mars. Voilà… Quelqu’un a-t-il des chiffres différents?
Une chose est certaine, l’influence de Twitter s’accroît et n’est certainement pas le «courriel des pauvres» comme l’a qualifié Eric Schmidt, de Google récemment.
À cet effet, Heather Hopkins, analyste principale chez Hitwise, décortique la dynamique de visites autour de Twitter, c’est-à-dire où Twitter nous amène, vers où il nous oriente en termes de visites sur le Web. Voici la conclusion de son analyse:

It appears that Twitter is being used as a social network and means of distributing content. This is by no means the only way it is being used – just one standout trend. Twitter.com’s clickstream profile is much closer to a social network than to Search Engines or Email Services. Twitter’s clickstream differs markedly from search engines in that relatively little traffic goes to retail websites and Education (i.e. Wikipedia). It is also different from Email in that less traffic goes to Dating websites and again, to retail and Business and Finance websites.
Voilà, c’est dans cette direction que s’est portée mon attention cette semaine. Et je vous invite à continuer de m’influencer en participant à cette conversation. Laissez-moi un commentaire ci-dessous sur ces sujets ou sur d’autres dossiers que vous avez suivis cette semaine.
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Patrice-Guy Martin - 13 mars 2009 - Pas de commentaire »| del.icio.us | Digg IT | Diigo | Google | StumbleIT | Yahoo! | Technorati |
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