Les TI et l’organisation: dans le feu de l’action

Dans un commentaire publié aujourd’hui sur notre site Web (voir ici : La fin de l’alignement, le début de la fusion), j’aborde le sujet, toujours d’actualité, de la contribution des TI à la mission de l’entreprise. C’est un article publié récemment dans le magazine Computerworld qui m’a amené à explorer ce sujet. C’est également un sujet que nous avons abordé en septembre dernier, en table ronde, avec plusieurs professeurs en gestion des TI à HEC Montréal, lorsque nous avons débuté notre série d’articles sur la gestion stratégique des TI.

La tendance qui se dessine, d’après ce que nous observons, est de s’éloigner du concept de la contribution des TI au succès de l’organisation. En fait, l’approche qui risque d’avoir plus de succès passe par le fait que les TI incarnent le succès de l’organisation, en raison, comme l’affirmait le professeur Michael Wybo, du fait que l’entreprise a désormais « accès à une source intégrée de données ». Cette source de donnée intégrée et intègre permet d’aller plus loin et de soutenir, éventuellement, la croissance de l’entreprise parce qu’« il y a quelque chose entre la technologie et les stratégies de l’organisation et ça, c’est l’information », disait aussi le professeur Wybo.

Le mur de verre

N’empêche qu’il se dresse souvent un genre de mur de verre entre les TI et les unités d’affaires de l’organisation. C’est l’analyse qu’on fait dans cet article du MITSloan Management Review. On y propose une explication de la mécanique ou de la culture qui a mis en place ce mur de verre. Une partie de la solution repose dans la personnalité même du chef des systèmes d’information (le CIO), qui doit être quelqu’un qui soit en mesure saisir l’ensemble de la perspective. Ce qui peut signifier qu’il (ou elle) ne soit pas nécessairement un informaticien de carrière.

Mais la situation est loin d’être homogène et varie d’une entreprise à l’autre. Dans un article publié chez notre cousin américain, le magazine CIO, sur l’analyse de la profession des chefs des systèmes d’information, on rapporte que plusieurs des titulaires de ces postes considèrent être de plus en plus impliqués directement au sein des opérations alors que d’autres sentent qu’un fossé se creuse entre eux et les unités d’affaires. Un fossé sous la forme d’un mur de verre?

Une chose est certaine, tout le monde semble s’entendre toutefois sur le fait qu’il faut arrêter de parler d’alignement des TI sur les processus ou les stratégies d’entreprise. Les vp des RH doivent-ils parler d’aligner les ressources humaines sur les stratégies? Les directeurs financiers doivent-ils aligner leurs approches sur les stratégies?

J’aimerais bien lire vos commentaires, sur la manière dont vous vivez au quotidien les relations entre le service des TI et les unités d’affaires. Partenaires? Fournisseurs de services? Votre relation est-elle fusionnelle ou sur des voies parallèles? N’hésitez pas à contribuer au débat avec vos commentaires.

Patrice-Guy Martin - 20 mars 2008 - 1 commentaire »
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Un commentaire »

  1. Le rapprochement TI et « business » est souhaité et discuté de plus en plus, surtout dans un contexte SOA. Mais comme toujours, entre le dsicours et la réalité, il y a encore un écart important. Dans certaines entreprises, les TI demeurent des gens à qui on présente un plan stratégique à exécuter, donc ils n’ont pas pris part à la réflexion. D’autres fois, les TI sont invitées aux meetings de planification stratégique sans profiter de l’opportunité pour des raisons de « softskills » pas assez développés comme vous le mentionnez. Faire de la politique et se « vendre » à l’interne ne sont pas des forces chez les informaticiens. Sur ce sujet, j’ai trouvé ce rapport d’IBM très intéressant : http://images.transcontinentalmedia.com/ibm/images/ibm_01.pdf

    Commentaire par Martin Goyette — 28 mars 2008 @ 14:52

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